Diaspora France / CGC : Jean-Marc Kabund-a-Kabund met en garde la gouvernance actuelle et appelle à un dialogue inclusif

Jean-Marc KABUND met en garde messieurs Félix Tshisekedi, Paul Kagame, Corneille Nangaa et leurs alliés...

2/9/20262 min read

Paris (Diaspora France)

À l’occasion de la cérémonie d’échanges de vœux organisée le samedi 7 février 2026 avec la Conférence des présidents de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC), l’opposant politique Jean-Marc Kabund-a-Kabund est monté au créneau pour livrer une analyse critique de la situation politique, sociale et sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC).

Président national de la CGC et de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund-a-Kabund a dressé un tableau qu’il qualifie de préoccupant de la gouvernance actuelle, évoquant une crise « profonde et multidimensionnelle » qui affecte directement le quotidien des Congolais. Selon lui, la population est confrontée à une pauvreté persistante, à une misère sociale croissante et à un sentiment généralisé d’abandon, tandis que le chômage touche particulièrement une jeunesse pourtant majoritaire.

Dans son intervention, il a également dénoncé la restriction de l’espace politique, les atteintes aux libertés publiques, les arrestations et l’exil forcé de plusieurs opposants, ainsi que l’interdiction répétée des manifestations politiques. Pour le leader de l’opposition, ces pratiques accentuent les tensions internes et fragilisent la cohésion nationale.

La question sécuritaire a occupé une place centrale dans son discours. Jean-Marc Kabund-a-Kabund a rappelé la persistance des violences dans l’Est du pays, notamment au Nord-Kivu et en Ituri, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut. Il a également évoqué l’extension de l’insécurité à d’autres régions, citant le phénomène « Mobondo » dans le Grand Bandundu et la périphérie de Kinshasa.

Face à cette situation, le Président de la CGC a réaffirmé la nécessité d’un dialogue politique véritablement inclusif. Il a rejeté toute initiative de concertation définie de manière unilatérale par le pouvoir en place, estimant qu’un tel processus ne saurait produire une paix durable. Selon lui, seul un dialogue conduit par une facilitation neutre, respectant la Constitution, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, peut permettre de restaurer la confiance et la stabilité.

Jean-Marc Kabund-a-Kabund a conditionné la participation de sa plateforme politique à un tel dialogue à plusieurs préalables, parmi lesquels la libération des prisonniers politiques et d’opinion, la fin des arrestations arbitraires, le retour des exilés politiques, la liberté de mouvement pour les opposants et la réouverture de l’espace public.

Abordant le volet régional, le leader de l’opposition a réagi aux récentes déclarations du président rwandais Paul Kagame dans certains médias internationaux. Il a estimé que ces propos, faisant référence à des questions territoriales héritées de la Conférence de Berlin, constituent une menace sérieuse pour l’intégrité territoriale de la RDC et doivent être pris au sérieux par l’ensemble de la classe politique congolaise.

Il a, par ailleurs, adressé un message aux Congolais engagés au sein de l’AFC/M23, les appelant à mesurer, selon ses termes, les conséquences politiques et historiques de leur engagement armé, qu’il assimile à un risque de balkanisation du pays.

Pour la Fédération Diaspora France de l’Alliance pour le Changement et de la Coalition de la Gauche Congolaise, cette prise de parole s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de plaidoyer visant à mobiliser l’opinion nationale et internationale autour des enjeux majeurs auxquels fait face la République démocratique du Congo.

Jeanpie M. LIKONZI 

ACh Diaspora France